Prix des crédits carbone dans le monde : le comparatif


Pour l'état général du marché volontaire du carbone en 2026 (crise de confiance passée, réforme du Label Bas-Carbone, mise en œuvre du CRCF), direction notre article Tout comprendre aux crédits carbone. Ici, on se concentre sur une question précise : pourquoi le prix d'un crédit carbone peut-il varier de moins d'un euro à plus de 200€ la tonne ?
A. Un prix mondial moyen en hausse, qui cache une énorme disparité
Le prix moyen mondial d'un crédit carbone est passé de 4,6€ à la tonne en 2021, à 6,1€ en 2022, puis 8,05€ en 2023, selon Info Compensation Carbone. Mais cette moyenne masque une réalité très hétérogène : en 2023, le prix d'un crédit pouvait varier de 0,38€ à plus de 200€ la tonne. Et surtout, plus de 75% des crédits vendus à des acheteurs français ne dépassaient pas 15€. La majorité du marché reste donc composée de crédits bon marché.
B. Le poids du standard de certification

Le Label Bas-Carbone se distingue nettement par un prix moyen supérieur à tous les autres standards du comparatif, ce qui reflète la robustesse méthodologique perçue par les acheteurs plutôt qu'une anomalie de marché.
C. L'influence de la zone géographique

Deux grandes tendances se dessinent sur le marché volontaire : d'un côté, des crédits à bas coût, souvent issus de projets internationaux d'évitement plutôt que de séquestration, qui permettent une mobilisation rapide des financements mais avec moins de garanties. De l'autre, des crédits locaux plus chers, misant sur la traçabilité, les co-bénéfices territoriaux et la robustesse méthodologique. Un arbitrage que chaque entreprise doit faire selon ses priorités.
D. Ce que les entreprises regardent en premier au moment d'acheter
Parmi 8 critères d'achat étudiés, les entreprises placent la localisation du projet en deuxième position, juste après le prix, suivie par les co-bénéfices environnementaux et socio-économiques du projet.
Chez ReSoil, en tant qu'opérateur du Label Bas-Carbone sur les projets agricoles en Grandes Cultures, nous constatons la même chose sur le terrain : les entreprises souhaitent contribuer à des projets locaux, proches de leurs propres sites, et sont prêtes à payer un prix plus élevé pour des projets qui montrent des améliorations mesurables sur des indicateurs comme la réduction des pesticides ou la qualité de l'eau.





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